Affiche du film attache-moi - Gestalt-thérapie Paris 15

Film de Pedro Almodovar (2004) où un homme séquestre une femme par amour.

L’attachement est souvent confondu avec l’amour…

Dans nos relations amoureuses, nous sommes parfois pris au piège d’un attachement plus que d’un compagnonnage équilibré, basé sur un amour réciproque.

Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de nous sentir en lien, important pour un Autre. Une présence rassurante nous aide à nous apaiser, nous apporte de la sécurité. Même si la personne n’est pas idéale, elle peut remplir cette fonction. C’est important, c’est respectable, et ça vient de très loin…

Cet attachement est vital lorsque nous naissons car le bébé est totalement dépendant d’un adulte pour sa survie et aussi pour apprendre à réguler ses émotions et faire baisser sa tension intérieure. C’est notre figure d’attachement qui assure cette fonction de soutien, de support, servant de base de sécurité pour explorer et de zone de réconfort en cas de détresse (comme un port d’attache où revenir). Ce qui va se mettre en place dans les 3 premières années, va définir notre « comportement de base » dans les relations, dans notre besoin de sécurité et notre aptitude à faire confiance. Ce schéma va se compléter tout au long de notre vie.

Quel est votre « modèle de base » dans les situations difficiles ?

Les situations stressantes réactivent notre besoin de soutien (même si on ne s’en aperçoit pas). La théorie de l’attachement distingue globalement 3 modèles principaux : confiant, évitant, dépendant.

Voici ce que peuvent être les croyances inconscientes de l’enfant puis de l’adulte, dans les situations difficiles :

Trapèze volant - attachement sécure Frédérique Bricaud Psy Paris 15Modèle sécure :

  • Quand ça ne va pas, j’ai le droit de ressentir que ça ne va pas, le droit de ne pas aller bien
  • Je vaux la peine d’aller mieux
  • Je peux supporter de rechercher pourquoi je souffre
  • Il existe des personnes pouvant supporter de me voir allant mal, ou vulnérable, ou dans le besoin de réconfort ou d’aide, sans se montrer indifférentes ou rejetantes ou déformant ce que je vis
  • Je peux aller vers elles car ce sera moins difficile pour explorer pourquoi je vais mal et pour pouvoir trouver des solutions

attachement évitant - Frédérique Bricaud Psy Paris 15Modèle insécure évitant :

Point de vue de l’enfant : « J’ai besoin d’être à côté de ma figure d’attachement pour me sentir en sécurité, mais elle peut me rejeter »

 

Adaptation mise en place de façon inconsciente :

  • Je dois supprimer mon besoin de l’autre (donc je me débrouille tout seul) et mes propres besoins (donc je ne ressens pas la détresse ni la tristesse)
  • Je reste à la périphérie des relations, en évitant les émotions, pour « ne pas déranger »
  • Je ne demande jamais rien, je ne compte que sur moi-même

Modèle insécure résistant ambivalent :Equilibriste - modèle résistant ambivalent Frédérique Bricaud Psy Paris 15

Point de vue de l’enfant : « J’ai besoin d’être à côté de ma figure d’attachement pour me sentir en sécurité, mais elle peut échouer à me répondre ou elle peut faire intrusion en moi et je perds le contrôle de mes émotions »

Adaptation mise en place de façon inconsciente :

  • Je ne sais jamais si je peux compter sur les autres
  • Les autres sont tellement imprévisibles et décevants
  • Je me sens tellement dans le besoin des autres et en colère contre eux de ce qu’ils m’affligent comme déception
  • Je me concentre sur la manière dont je peux attirer leur attention
  • Je n’ai plus de disponibilité pour explorer le monde
  • Je sais que je ne peux rien faire par moi-même

 

attache-moi interdépendance des acrobates - Gestalt-thérapie Paris 15Peut-être vous reconnaissez-vous dans l’un de ces schémas de fonctionnement. Ou pas. Moi-même, j’ai mis longtemps avant de réaliser comment je fonctionnais et comment cela se traduisait dans mes relations au quotidien.

Mon but, en tant que psy, est de vous apporter le soutien nécessaire et suffisant pour vous permettre d’aller de plus en plus vers le modèle sécure. Et prendre ainsi pleinement votre place dans le monde, en interdépendance avec les autres.

Fondamentalement, on est toujours tout seul, face à nos choix, face à nos deuils. C’est à nous qu’incombe la responsabilité de notre vie. Mais on peut être seul ET accompagné. Et même choisir par qui l’on veut être accompagné !

 

Pour aller plus loin sur la théorie de l’attachement :

  • Les psychiatres fondateurs :  John Bowlby et Donald Winnicott
  • Les conférences de la pédopsychiatre Nicole Guédeney

Frédérique Bricaud – Psychothérapie Paris 15

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